One.

 One.
J'aime la vie. Sincérement.

Deviantart . Lui* . Elle* . Elle*

Créations et Business chez Mrs&Mrs Muffin


Mrs A-phemere or Tam.
# Posté le mercredi 15 août 2007 11:43
Modifié le lundi 30 juin 2008 06:02

Two.

Two.
Elle était candide, assise sur ce banc où une foule de gens s'assoie chaque jour. Elle était une poussière, une poussière tellement insignifiante. Assise sur ce banc elle écoutait les bruits de vie, les bruits plus ou moins agréables. Assise sur ce banc elle attendait patiemment la fin de l'hiver, l'hiver glacial qui pâlissait sa peau et qui la fesait rougir parfois. Elle était une poussière, une poussière tellement insignifiante. Mais il ne voyait qu'elle. Lui, ce malade, ce grand fou de la vie. La maladie avait commencé son festin. Il tenait entre ses mains un petit carnet de papier kraft acheté avec trois pièces qu'il avait trouvé au fin fond de sa besace. Ce carnet rempli de tranches de vie. Il voulait se souvenir, il voulait se souvenir du parfum de la jeune femme du marché, du sourire de cet homme regardant son fils marcher, de la tristesse de cette fillette qui suppliait pour avoir des bonbons. Il la délectait du regard. Elle était en vie, bien vivante. Elle respirait le même air que lui. Elle était belle, oh si belle sur ce banc dégradé par les années. Il dessinait, il laissait jaillir l'encre sur la page, il laissait jaillir toute l'émotion qui l'habitait à l'instant. Elle prenait forme sur le papier, elle devenait peut à peu imortelle dans ses pensées. Elle était candide, assise sur ce banc où une foule de gens s'assoie chaque jour.


" Je les envie d'être en vie " ......... Paris

Mrs A-phemere or Tam.
# Posté le mercredi 19 mars 2008 16:30
Modifié le dimanche 08 juin 2008 16:00

Three.

Three.
Elle l'attendait. Ici. A cette table. Comme tous les vendredi depuis plus d'une année. Le temps passait, le temps filait et rien ni personne n'aurait pu le rattraper. Elle était assise à cette table en bois vernis de cette brasserie aux chaises rouges cuir usées par les nombreux passants et les habitués qu'elle voyait chaque vendredi à la même heure. Il pleuvait ce jour là. Une pluie diluvienne qui poussait les parapluies de tous ces individus à la folie. Ils râlaient, toussotaient, se mouchaient, s'abrittaient du mieux qu'ils pouvaient. Ils fuyaient toute cette eau si pure, si fraiche de cet hiver glacial. Admirative des goutelettes qui s'échouaient sur les pavés de cette Rue des Arts, une des seule rue qu'elle appréciait dans cette petite ville. Elle observait attentivement toutes ces personnes planquées sous leurs parapluies, leurs parapluies plus ou moins jolis. Elle était au chaud et pourtant elle était saisie de frissons incontrolables, indomptables. Elle s'emmitouflait en vain dans son écharpe noire. Elle n'aimait pas l'hiver. Ce sinistre tableau lui donnait étrangement envie de pleurer, bien qu'elle soit en train de l'attendre encore une fois. Elle l'attendait. Ici. A une autre table. Elle s'était assise en terrasse au milieu de tout ce bruits des comèrages de la pause de midi. C'était un jour d'été, un jour de juin. Le soleil battait son plein et dorait délicatement toutes les peaux qui se pavanaient devant lui. La lumière était douce, claire, une lumière d'un début d'été. Ses cheveux dénoués reposaient sur ses épaules nues. Devant elle, le même verre ébréché remplit de sirop de grenadine qu'elle s'entêtait à commander et qu'elle ne buvait jamais. Elle avait soif pourtant cette fois-ci. Elle le bu d'une traite. Tout en dessinant, elle contemplait ces gens vêtus de léger moceaux de tissus, tous ces vêtements étaient différents et pourtant elle les trouvait tous semblables. Ils n'avaient trouver que du tissus pour se différencier. Elle eu un sourire nerveux et commanda un jus de fraise pour changer.

" L' élégance du hérisson " -- Muriel Barbery

Mrs A-phemere or Tam.
# Posté le dimanche 23 mars 2008 13:50
Modifié le jeudi 08 mai 2008 07:37

Four.

...

Errance dans ces rues un peu trop sales, pas assez aseptisées. Air chaud fuyant des bouches de métros. Air lourd presque insupportable. Aveuglé par la lumière du jour après un long séjour dans les métros lugubres. Sensation désagréable. Vingt-deux heures. La lumière exultant de la ville remplace légèrement le jour, un jour nuageux au tont faussement orangé. Tour de fer, tour infernale aux minuscules insectes grouillant à ses pieds, suppliant son indulgence.
Danse milouchka. Danse.
Ebêté, troublé par la déchéance haussmanienne. Vêtements clinquants, nez poudré, clope au bec, yeux maquillés et rougeâtres, narines blanchies. Les Autres pensent que l'argent fait le bonheur. Univers Lolita Pillien bien loin de la douceur de Yann Tiersen, de ses valses tendres. Temps modernes. Asphyxie.


" I don't feel anything anymore! "
CLAC!
" Do you feel that? " .......... Paris, je t'aime

Mrs A-phemere or Tam.

# Posté le lundi 21 avril 2008 17:15
Modifié le mercredi 23 avril 2008 16:15

Five.

Five.
Bruit de sachet en papier que je tente d'ouvrir délicatement à l'aide de ma seule mains disponible. L'autre tenant frénétiquement et inutilement le sac qui se métamorphose de jours en jours en poubelle à mouchoir. Un vrai foutoir, un dépotoir. Je sors de mon sachet vert anis un macaron à la framboise que je contemple longuement avant de le faire sombrer dans les méandres de mon corps harassé par cette journée de voyage. Gourmandise. Douceur. Plaisir. Simplicité de l'instant. La pluie me saisie. Je ne crains désormais plus cette eau dégoulinant sur mon visage, cette eau dégoulinant de mes boucles joliment dessinées. Je traine péniblement mon unique bagage sous le toit de l'immeuble qui me fait face. Je m'assoie à terre. Le dos contre la facade de cet ancien bâtiment majestueusement beau et gracieux. Le sol est glacé. Glacé en plein mois d'Avril. Sensation agréable. Apaisement. J'écoute avec tendresse l'eau qui ruisselle. Je regarde avidement les gouttelettes qui s'échouent sur les ballerines. Contemplation. Sourire béat. Exquis moment. Je nourris mes yeux des apparitions d'êtres humains qui me sont offertes. Gourmandise. Je suis sortie de ma stupeur par un cris, puis un second. Mon frère, du haut de son jeune âge, se dresse vaillamment devant moi. Il prend mon bagage. On s'en va. C'est fini.


" Pour ne pas perdre l'appétit restons abrutis " ....... Mick est tout seul


Mrs A-phemere or Tam.
# Posté le jeudi 24 avril 2008 16:41
Modifié le mardi 17 juin 2008 16:58