Six.

Six.
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L ' e x o d e .

Mrs A-phemere or Tam.
Ps: Il saura que c'est pour Lui*, comme Elle*
# Posté le jeudi 08 mai 2008 06:12
Modifié le dimanche 08 juin 2008 13:02

Seven.

Seven.


.................... Cher moi-même,

la pluie ne s'arrêtera-t-elle donc jamais? Je la regarde couler sur le carreau sale de ma chambre, sous les toits; elle reste si gracieuse en s'échouant sur cette lucarne alors que je perds peu à peu pied ici et là. J'écris avant de tomber sous le terrible charme des gesticulations extérieures et de ces gouttes translucides. Les bruits de vie se mêlent aux notes exotiques et asiatiques de mon unique Cd de Buddha Bar. Je me sens seule, emprisonnée dans mes vingt mètres carrés. Je tourne en rond. Je deviens mon propre poisson rouge, un poisson rouge se nourrissant de pommes juteuses et sucrée, de thé à la vanille. Subtile mélange. A fleur de peau, au milieu des fleurs fanées que je n'ai jamais eu envie de jeter. Elles sont si somptueuses en rose pâlissant et en blanc légèrement jauni. Toutes leurs craquelures divines. J'ai cessé d'écrire, j'ai tenté de raconter des histoires et j'ai d'ailleurs réussi à m'en raconter plus à moi-même qu'aux feuilles de papier restées vierges et pures. J'aimerais crier d'une voix stridente, appeler de l'aide. Aucun son ne daigne se faire entendre. Et je m'éteint tout doucement parce que je n'ai pas su tisser de liens. Trop de timidité, de doutes, d'incertitudes et de malaises d'enfance, d'adolescence. Je reste là, devant ma lucarne, à contempler, à vivre, de loin et même de trop loin, ou imaginer tout ce qu'il est possible de vivre à l'extérieur. Point.


Mrs A-phemere or Tam.
# Posté le dimanche 08 juin 2008 12:58

Eight.

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Les maux étaient trop forts. Je tournais en rond. Je devenais peu à peu mon propre poisson rouge. J'écrivais et créais pour ne pas regarder ce qui se tramais tout autour. Vaincue, encore une fois, par mes émotions maussades piquées par la déception. Amertume. Il puis ils s'étaient partis, m'avaient laissé et j'avais peur que les dernières personnes que j'aimais me laissent à présent. Le vendredi soir, dans cette salle aux sièges pompeux rouges, il n'y avait aucune trace de familiarité. Personne n'était venu, personne, alors que toutes avaient une poignée de coeurs qui les contemplaient vivement. Néant. Je n'ai jamais su faire face à ma solitude même si je la masquais, à vous, à tous. J'ai toujours était seule, j'ai envie d'être avec des personnes maintenant. Je ne reste pas.
Je ne reste plus.


26 Juin, mon anniversaire.
# Posté le mardi 24 juin 2008 17:25
Modifié le jeudi 26 juin 2008 12:18